Contexte
À l’heure de la prise de conscience collective des conséquences néfastes de notre développement sur la planète et a fortiori sur les êtres humains, des approches « durables » de la production et de la consommation se multiplient afin de tenter d’inverser la tendance.
En commission, les députés ont adopté des objectifs de produits de qualité et bio dans les repas de la restauration collective. Les plus grands établissements devront plancher sur les alternatives aux protéines animales.
La commission « Développement durable » de l'Assemblée nationale a commencé, le 27 mars 2018, l'examen du projet de loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire qui a abouti au vote de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 dont le titre II est consacré à une alimentation saine et durable.
L'article 24 indique qu' « au plus tard le 1er janvier 2022, les repas servis dans les restaurants collectifs dont les personnes morales de droit public ont la charge comprennent une part au moins égale, en valeur, à 50 % de produits répondant à l'une des conditions suivantes, les produits mentionnés [agriculture biologique dont ceux en conversion, ou bénéficiant d'autres signes ou mentions prévus à l'article L. 640-2, etc.] devant représenter une part au moins égale, en valeur, à 20 % ».
C’est pourquoi ce maire se félicite, dans son discours, de l’intérêt largement partagé – tant par le corps pédagogique que par l’équipe municipale et les parents – de l’introduction de produits biologiques dans la restauration scolaire. En plus d’un enjeu environnemental, il fait part du souci de santé publique sur lequel se fonde cette démarche, ainsi que du projet pédagogique que les cantines bio permettent de mettre en œuvre à l’égard de ces futurs citoyens.
Le maire s’adresse avant tout aux parents d’élèves, mais aussi aux élèves eux-mêmes. Certain de l’attrait que représente cette démarche pour ces parents, il met d’abord en avant les atouts environnementaux et de santé que celle-ci offre. Il souligne ensuite le caractère profondément pédagogique de ce projet : en sensibilisant les enfants aux enjeux propres à l’agriculture biologique et au développement durable, les équipes municipale et pédagogique se donnent l’objectif particulièrement honorable d’en faire de futurs citoyens responsables.